Fiche du témoin

Joël Chauvet
Le terrain de jeu de Joël Chauvet quand il était petit. . . C’était le port de Saint-Martin de Ré ! Très jeune, il part en mer sur le Poisson d’avril, le bateau d’un de ses cousins qu’il surnomme « le roi de la pêche au homard ». Commis mareyeur à Rivedoux, il décide de devenir marin pêcheur et embarque sur le DS, un coureauleur. Il fera naufrage à bord du Galatée et sera sauvé par Henri Teillet, patron du Manuel-Joël. Il terminera sa carrière au long cours et se souvient avoir participé au convoyage du Nemesis vers Abidjan où ce chalutier rochelais avait été vendu avec Graine d’ortie.
Navires
La nostalgie des anciens
Un échange entre Joël Chauvet, Julien Thomas et Henri Teillet. Alors, raconte 2006
JC : Je n’ai pas de regrets, un peu de nostalgie simplement.
JT : Moi, j’en ai des regrets. Je me rends compte que c’était très dur, il faut l’admettre. C’était très dur mais cela forge une force de caractère que l’on ne peut pas trouver dans la facilité.
HT : Oui et Je n’ai jamais retrouvé une telle entente de personnes. Est-ce que vous avez vu ça ailleurs ?
JC : non, la pêche, c’est quand même quelque chose de particulier, qu’on ne retrouve pas ailleurs.
HT : S’il y avait un pépin dans la machine, tout le monde était là. Un jour, nous avons eu une avarie de machines et je devais démonter notre embrayage. Tout le monde était là. On a commencé à démonter l’embrayage à 9 heures le matin. C’était un Baudouin. L’après midi, on est allé faire les essais. Tu ne vois pas ça ailleurs tandis que sur un bateau où l’entente était bonne…
JT : Oui mais tu trouvais plus facilement ce genre d’entente sur les petits que sur les gros bateaux parceque sur les gros bateaux, il y avait des clivages : les mécaniciens d’un côté et les matelots de l’autre.